Logo du site se-lancer-en-freelance.com

Des conseils pour devenir Freelance et changer de vie !

Le guide PDF “12 semaines pour franchir le pas et créer son entreprise”

Vous êtes nouveau ici ? Vous voudrez sans doute lire mon guide pdf gratuit qui vous aide à mieux définir votre projet de création d’entreprise et ainsi vous lancer Cliquez-ici pour télécharger le guide pdf gratuitement

par | 29 Juil 2020 | Devenir freelance

Accueil » Pourquoi la micro-entreprise est le statut idéal pour devenir freelance ?
Temps de lecture : 8 minutes

Pourquoi la micro-entreprise est le statut idéal pour devenir freelance ?

Lorsqu’on souhaite devenir freelance, rapidement se pose la question du statut juridique. En effet, entre la SARL, l’EURL, la SAS, la micro-entreprise, il devient vite compliqué de s’y retrouver et de choisir le statut adapté pour se lancer en tant que freelance. J’ai décidé dans cet article de le construire autour du statut de la micro-entreprise, mais nous verrons qu’il existe d’autres statuts. J’aime bien toujours travailler avec la règle des 20/80 et comme 80% des personnes qui liront cet article pourront prétendre à la micro-entreprise, c’est pour cette raison que j’aborderai plus ce statut.

Quels statuts juridiques existent-ils en France quand on souhaite créer son entreprise ?

Le choix du statut juridique va impacter directement le statut social du dirigeant (salarié, travailleur non salarié, etc.), les règles fiscales applicables à la société (TVA, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, etc.) et également les règles juridiques à suivre. Je vais donc résumer dans cette partie les statuts juridiques, les plus courants et vous montrer leurs différences.

L’entreprise individuelle

C’est dans cette forme juridique que le statut de la micro-entreprise se trouve et que nous détaillerons plus loin dans cet article. Ce qu’il faut retenir, c’est que lorsque vous êtes en entreprise individuelle, il n’y a pas de séparation entre le patrimoine privé et le patrimoine de l’entreprise. C’est pour cette raison, qu’il n’y a pas besoin de statuts ou même de compte bancaire dit “professionnel”.

Ainsi, n’ayant pas de séparation, si votre entreprise fait faillite et qu’elle a des dettes alors vous devrez payer ces dettes avec vos deniers personnels, si les caisses de l’entreprise sont vides.

De même, les bénéfices réalisés par la société sont imposés à l’impôt sur le revenu étant donné que le patrimoine n’est pas confondu. Le chef d’entreprise a donc le statut de travailleur non salarié et va dépendre par exemple de la sécurité sociale des indépendants (il n’est pas rattaché au régime général de l’assurance-maladie).

L’entreprise individuelle à responsabilité limité (EIRL)

Ce statut est un statut mixte puisqu’il combine les avantages de l’entreprise individuelle et de l’EURL (que j’aborde en dessous) en enlevant certains inconvénients. Par exemple, vous pouvez limiter le patrimoine personnel et professionnel puisque la responsabilité de l’entrepreneur individuel n’est limitée qu’au montant des biens affectés à l’entreprise.

L’avantage de ce statut est que vous pouvez également choisir d’être imposé non pas à l’impôt sur le revenu mais à l’impôt sur les sociétés, c’est-à-dire uniquement sur le bénéfice réalisé. Sur ce statut le chef d’entreprise est également assimilé travailleur non salarié.

Le statut de la SARL et de l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limité (EURL)

La SARL est une société au sens où il s’entend habituellement puisqu’il y a création d’une personne morale, à ce titre, il est donc nécessaire de prévoir la rédaction de statut. Contrairement aux statuts précédents, il n’y avait pas de personne morale puisque l’entrepreneur individuel en tant qu’individu et société forment la même personne.

Sur la SARL, il peut y avoir plusieurs associés, lorsqu’il y a un associé unique alors la SARL prend la forme de l’EURL. Avec ce statut certains montages fiscaux ne sont pas possibles puisque son fonctionnement est régi par le code de commerce. Concernant le statut social du dirigeant et le niveau d’imposition, je vous invite à vous rapprocher d’un expert-comptable pour avoir plus de détails.

La SAS et la SASU

On retrouve assez fréquemment ce statut, il s’est beaucoup développé ces derniers temps, c’est le statut qui est le plus utilisé pour les créations de start-up. En effet, il est plus souple que le statut de la SARL. Là encore, il est nécessaire de réaliser des statuts et il faudra prévoir d’avoir au moins deux associés pour une SAS ou alors s’il y a un associé unique, on parlera de SASU.

Si vous souhaitez faire rentrer des investisseurs dans votre société ce statut est parfaitement adapté à cela. Il faudra également nommer un président, dans le cas ou il n’y a qu’un seul associé, le dirigeant occupera toutes les fonctions. Enfin, le statut du dirigeant ici est salarié.

La SASU est le seul statut juridique que vous pouvez ouvrir en plus d’une micro-entreprise. Vous ne pouvez pas avoir deux micro-entreprises, mais vous pouvez très bien avoir une SASU et une micro-entreprise. Cela vous permet alors de faire des montages fiscaux intéressants pour récupérer notamment certaines charges.

Pourquoi la micro-entreprise est idéale pour se lancer en freelance ?

Comme nous venons de le voir en fonction du statut vous avez plus ou moins de règles à suivre. La micro-entreprise dispose de nombreux avantages non-négligeables qui permettent ainsi de se lancer sans prise de risque.

Toutes les sociétés où il y a une personne morale, nécessitent forcément un apport en capital et donc de bloquer de l’argent juste pour réaliser cet apport de capital. De plus, les formalités de création sur toutes les sociétés sont payantes, sauf pour la micro-entreprise, c’est gratuit.

En ce qui concerne la gestion au quotidien, tous les statuts (sauf celui de la micro-entreprise), nécessitent de faire appel à un expert-comptable et de disposer d’un compte bancaire dit “professionnel”. Ce qui rajoute des charges mensuelles non-négligeables surtout lorsqu’on ne sait pas si son entreprise va fonctionner.

Le statut de la micro-entreprise permet donc de tester son idée d’entreprise, son marché tout en donnant la possibilité au chef d’entreprise de pouvoir émettre des factures et donc de régulariser sa situation professionnelle.

Les avantages de la micro-entreprise sont

  • Une comptabilité simplifiée, pas besoin de comptable, vous pouvez faire votre comptabilité vous-même à l’aide d’un simple cahier
  • Pas besoin d’un compte bancaire dit “professionnel”, vous pouvez ouvrir un compte chèque pour particulier. Attention, les banques vous amènent souvent vers un compte pro, évitez de leur dire que c’est pour votre entreprise que vous cherchez à ouvrir ce compte.
  • Formalités de création gratuites et possibilité de le faire en ligne
  • Calcul des charges sociales simplifiées (en savoir plus sur le calcul des charges sociales sur le site officiel
  • Une imposition simplifiée, l’annexe 2042C Pro est à utiliser lors de votre déclaration d’impôts sur le revenu. Paiement possible de l’impôt en même temps que vos cotisations sociales (en savoir plus sur le versement libératoire)
  • Peut se cumuler avec une SASU pour faire un montage fiscalement intéressant à terme

Bref, comme vous le voyez il y a de nombreux avantages que vous ne retrouverez pas forcément sur un autre statut. Cependant la micro-entreprise reste une société, vous avez donc des obligations légales et des échéances à respecter pour les réaliser si vous ne voulez pas avoir de pénalités par exemple.

Le statut de la micro-entreprise est un statut très apprécié comme le montre les statistiques de l’INSEE sur la création d’entreprise

Il y a un statut intermédiaire qui peut être intéressant si vous ne vous sentez pas encore capable ou à l’aise de vous lancer toute de suite dans le statut de la micro-entreprise. Ce statut intermédiaire est la couveuse d’entreprise.

La couveuse d’entreprise qu’est-ce que c’est ?

La couveuse d’entreprise est un statut idéal pour démarrer sans prise de risque. En effet, lors de ma première année, je ne me sentais pas de me lancer tout seul et sans accompagnement. Pour moi, la création d’une entreprise me semblait très complexe et j’avais également besoin d’un retour permanent.

J’ai donc opté pour la couveuse d’entreprise, car il y avait un partenariat entre la couveuse d’entreprise et le statut étudiant-entrepreneur. Pendant 1 an, j’ai ainsi pu bénéficier d’un accompagnement régulier et j’ai pu me lancer.

La couveuse d’entreprise permet à des porteurs de projets de tester leur idée de business sans aucune prise de risque. En effet, la couveuse d’entreprise “prête” son numéro SIRET afin que le porteur de projet puisse réaliser des factures et les encaisser. En échange, la couveuse rembourse les frais engagés par le porteur de projet à hauteur du chiffre d’affaires qu’il réalise. À la différence du portage salarial, le porteur de projet ne peut pas se verser de salaire.

Chaque mois, j’avais ainsi un rendez-vous d’une à deux heures avec un conseiller, ainsi nous faisions ensemble la comptabilité de l’entreprise et nous regardions les points sur lesquels je pouvais me concentrer pour développer l’entreprise et donc le chiffre d’affaires. Ainsi, cela m’a permis de me former au métier de chef d’entreprise en apprenant à être rigoureux sur la réalisation des factures, des devis, des contrats de prestation. J’ai également ainsi appris à faire ma comptabilité.

La couveuse proposait également de manière régulière des formations, j’ai ainsi pu bénéficier d’une formation pour la comptabilité, d’une formation pour la partie commerciale, d’une formation sur les réseaux sociaux, etc. Ces formations étaient en plus gratuites !

J’ai trouvé que la couveuse d’entreprise était un bon moyen de se lancer, d’apprendre à gérer son entreprise et une fois que cela commence à prendre de pouvoir créer son entreprise officiellement tout en étant serein.

Pour en savoir plus sur le dispositif des couveuses d’entreprises et trouver la couveuse la plus proche de chez vous, rendez-vous sur le site du réseau national des couveuses d’entreprise jetestemonentreprise.com

Ma situation personnelle

Comme vous le savez, j’aime bien vous partager mon expérience, c’est d’ailleurs l’objet même de ce blog.

Lorsque j’ai eu ma première idée d’entreprise (si vous n’avez pas lu mon parcours regardez cet article), je me suis tourné vers une couveuse d’entreprise, l’année passée en couveuse d’entreprise était très riche de rencontres et d’apprentissages. J’ai ainsi pu rencontrer d’autres porteurs de projets avec qui j’ai échangé et partagé mes idées. Cela a été très enrichissant pour ma part et j’ai vraiment beaucoup apprécié ce côté formation, accompagnement et test du projet grandeur nature.

Ensuite, il a fallu que je prenne mon envol et j’ai donc créé ma société, pour cela, j’ai choisi le statut le plus simple celui de la micro-entreprise. Ce statut m’a ainsi permis de quitter la couveuse et donc derrière de pouvoir me verser un salaire. La première année, j’ai dû limiter mon chiffre d’affaire au plafond de l’époque qui était 32 500€, car à ce moment-là, on ne pouvait pas basculer à la TVA, si on dépassait le plafond, il fallait changer de statut et je ne voulais pas.

La deuxième année, une loi a apporté plus de souplesse au statut de la micro-entreprise en doublant le plafond, ce qui m’a ainsi permis de dépasser le premier plafond de 32 500€ et de basculer à la TVA. Cela a d’ailleurs facilité la création de micro-entreprise et permis ainsi à de nombreux micro-entrepreneurs de le rester et de ne plus limiter leur chiffre d’affaires.

Puis à un moment donné, c’est posé la question de séparer mes deux activités, la partie conseil/accompagnement et la partie formation. En effet, pour développer la partie formation et ainsi pouvoir sous-traiter certaines tâches, le statut de la micro-entreprise n’est pas très adapté. C’est pour cette raison que j’ai créé une SASU qui désormais gère toute la partie formation et une micro-entreprise qui gère toute la partie conseil/accompagnement. Ainsi, je suis prestataire (avec ma micro-entreprise) de la SASU sur certaines tâches comme le sont les tutrices et tuteurs des apprenants de mes formations à distance.

Cela me permet ainsi de séparer correctement mes deux activités clé et de pouvoir sous-traiter et absorber des dépenses importantes telles que la certification qualité pour les organismes de formation (QUALIOPI), chose qui ne serait pas possible (ou en tout cas qui serait coûteux) si je le faisais avec la micro-entreprise.

Bien évidemment les questions que je me suis posées et qui m’ont amené à tous ces changements ne se sont pas faites dès le début, il y a 5 ans entre le démarrage en couveuse et aujourd’hui (en 2020) qui se sont écoulés.

Le meilleur conseil que je pourrai vous donner est que vous ne devez pas passer du temps à réfléchir sur le statut juridique de votre structure. Ce qui doit vous importer le plus c’est de tester votre projet et de valider votre étude de marché. Une fois que vous aurez développé correctement votre entreprise, vous aurez l’argent nécessaire pour payer une heure de conseil auprès d’un expert-comptable qui vous accompagnera sur le montage et le choix de la structure la plus adaptée à votre situation.

Perdre du temps au début sur le choix du statut ne vous fera pas gagner de l’argent et vous ne saurez pas si votre idée pourrait vous faire gagner votre vie. D’ailleurs, si vous hésitez trop, n’hésitez plus et ouvrez une micro-entreprise et puis comme ça vous passerez à d’autres questions bien plus existentielles sur votre business.

J’espère que cet article vous a apporté des éclaircissements sur le choix du statut et que vous avez appris et découvert des choses. J’espère également que le récit de mon expérience vous aura aidé pour vous positionner et voir que rien n’est figé et que tout évolue en permanence. N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, cela m’aide beaucoup ! Je vous retrouve, la semaine, prochaine pour un nouvel article, à très vite. 😉

Le guide PDF "12 semaines pour franchir le pas et créer son entreprise"

Vous êtes nouveau ici ? Vous voudrez sans doute lire mon guide pdf gratuit qui vous aide à mieux définir votre projet de création d'entreprise et ainsi vous lancer Cliquez-ici pour télécharger le guide pdf gratuitement

Vous avez trouvé une faute d’orthographe, remontez-moi l'info pour que je puisse la corriger. Comment ? En sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée .

Guide PDF gratuit "12 semaines pour franchir le pas et créer son entreprise"

couverture ebook colonne latérale des articles

4 Commentaires

  1. Lara Tabatabai

    Bonjour Vincent, merci pour cet article que je trouve vraiment intéressant. Je ne savais pas que l’on pouvait donc avoir un statut supplémentaire que celui d’auto-entrepreneur, le SASU. Je suis aussi indépendante en micro-entreprise actuellement, je suis formatrice en langues et j’ai également un numéro de formateur donc je suis “centre de formations” également. Cela m’intéresse aussi d’en savoir plus sur (QUALIOPI) car je ne sais pas en fait si une petite entité peut l’obtenir ou c’est plutôt réservé aux grands centres de formation. 🙂

    Réponse
    • Vincent VERDIER

      Bonjour Lara,
      Alors et oui moi non plus je ne savais pas mais heureusement le comptable que je paie sur la micro pour faire la TVA m’en a parlé quand je lui ai parlé de mon souhait de séparer mon activité de formateur (Centre de formation) de la partie conseil. Du coup la sasu porte l’organisme de formation et la micro la partie conseil. Sache qu’une micro peut être organisme de formation certifié qualiopi par contre c’est pas avantageux car ça coûte 1500€ qualiopi (Environ) que tu ne pourras pas déduire de ton assiette d’imposition sur le revenu en tant que micro entreprise. Je te conseille donc de réfléchir à cette possibilité car la sasu te permet beaucoup de choses, en terme de coût de création tu en auras pour 100€ environ et ensuite tu peux t’en sortir avec un comptable à 100€ / mois (le miens l-expert-comptable.com) et ça peut aussi te permettre de jouer fiscalement sur certains points et donc de payer moins d’impôts sur le revenu pour le même niveau de revenus 😉

      Réponse
  2. Marie

    C’est intéressant merci ! Je me pose la question du statut à mettre en place actuellement avec ces paramètres: je touche l’ARE de Pole Emploi (que je souhaite conserver car mon activité va mettre plusieurs mois à générer du revenu), je souhaite déduire mes charges d’investissement pour réduire mon imposition, et avoir le cout de gestion le plus bas possible… J’ai du mal à faire la part des choses !

    Réponse
    • Vincent VERDIER

      Bonjour Marie, merci pour ce commentaire et ce retour sur mon article 😃 Malheureusement le statut de la micro-entreprise ne permet pas de réduire ses charges pour réduire son imposition. Sachez que si votre souhait dans un premier temps est de réduire vos charges d’investissement pour ne pas payer trop d’impôts, je vous conseille de partir sur la couveuse d’entreprise car vous pourrez faire financer vos charges d’investissement avec les premiers euros de chiffre d’affaires réalisés et l’activité en couveuse ne sera pas imposable, mais vous ne pourrez pas vous verser de salaire. Si au bout de 6 mois ou un an votre projet prend de l’ampleur à ce moment là vous pourrez toujours vous immatriculer en micro-entreprise ou SASU (mais dans ce dernier cas, les cotisations sociales sont importantes par rapport à la micro-entreprise). N’hésitez pas à consulter les différents simulateurs disponibles ici : https://mon-entreprise.fr/simulateurs cela vous aidera peut être à mieux préciser et orienter vos choix 😉

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

risus lectus massa in mattis adipiscing Aenean

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :